Le grand feu de 1898

Ces scènes de désolation ont été prises au lendemain du grand feu qui s’est déclaré dans la nuit du 15 avril 1898 au cœur du village de Sutton. En quelques heures, trente-cinq bâtiments ont été la proie des flammes. Heureusement, l’incendie n’a fait aucune victime. Ces photos de l’après-feu sont l’œuvre de Frank Wheeler, un photographe de Richford au Vermont.

Pour bien comprendre les légendes, il faut savoir qu’à l’époque la rue Principale s’appelait la rue Main. Quant à la rue Dépôt actuelle, elle se nommait Boright et c’est la rue Pine d’aujourd’hui qui portait le nom de Dépôt.

À gauche, le studio de Frank Wheeler à Richford.

Plan du village de Sutton, 1897.

Quatre hommes stupéfaits contemplent les ruines du magasin général et de la meunerie de Frederick Olmstead au coin sud-est des rues Main et Maple. En arrière, intacts, l’église Méthodiste-Unie et son presbytère (aujourd’hui disparu).

Des villageois observent les fondations de l’hôtel Lebeau ainsi que celles d’une tannerie et d’une boulangerie. À gauche, la rue Boright longe le magasin Boright & Safford (la Rumeur affamée). À droite, se profile l’église méthodiste.

Les fondations de la gare du Canadien Pacific Railway et de sa plate-forme de marchandises bordent les voies du chemin de fer. À droite, l’arrière du magasin Thompson-Greeley cache l’hôtel de ville et les écuries municipales, aussi épargnés. À l’arrière-plan sur la gauche, l’église méthodiste.

Du deuxième étage du magasin Dyer (restaurant L’International), Frank Wheeler a photographié le magasin général Thompson-Greeley qui abrite aujourd’hui le dépanneur Boni-Soir. Une douzaine d’hommes l’observent. Le pin à droite a donné son nom à la rue Pine.

Du coin de la rue Maple, on aperçoit le magasin Boright & Safford et ses écuries situés à l’intersection des rues Boright et Main et épargnés par le feu. À gauche, se succèdent les fondations de l’ancien bureau de poste, de la maison d’Ed. Martin, du magasin E.R. Shepard et de l’hôtel Curley.

Trois hommes discutent au milieu des ruines de la maison du Dr Cutter, qui occupait le coin nord-est des rues Main et Maple, et de la maison du Dr MacDonald, à l’angle des rues Main et Pleasant.

Vue vers le sud de la rue Main à partir de l’escalier du magasin Boright & Safford. Tout est détruit jusqu’au magasin Thompson & Greeley et l’Hôtel de ville, sur la droite, et le magasin général Dyer sur la gauche.

Toujours depuis l’escalier du magasin Boright & Safford, Frank Wheeler photographie le grand vide créé par l’incendie de l’autre côté de la rue Boright, là où s’élevaient plusieurs immeubles dont une tannerie, une boulangerie et l’hôtel Lebeau. Dans le fond, les voies du chemin de fer longent les décombres de la station.

Trois hommes sont postés devant les arbres brûlés et les décombres de la maison et pharmacie du Dr Cutter, coin nord-est des rues Maple et Main. À droite, l’église Méthodiste, située au coin de la rue Pleasant.

Construit en 1843 sur la rue Main par la famille Dyer, ce magasin général hébergeait en 1898 la centrale téléphonique Bell. Derrière les deux femmes, s’amoncellent les ruines du magasin Hawley. Une chocolaterie occupe aujourd’hui ce site.

Les ruines de la maison du Dr MacDonald, coin Maple et Pleasant, dont la cheminée se dresse vers le ciel. Reconstruite selon les plans originaux, elle loge aujourd’hui Le Pleasant, hôtel et café.

De la rue Principale où les édifices ont disparu, Frank Wheeler dirige son objectif vers les voies ferrées à l’ouest. Au centre de l’image, une tour d’eau solitaire domine un wagon de fret. À gauche, le magasin Thompson & Greeley masque l’Hôtel de ville.